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Chez les conducteurs entre 25 et 34 ans, plus de 35% des accidents routiers mortels sont dus à une vitesse excessive et ce chiffre passe à 40% pour les jeunes conducteurs (18-24 ans). Outre les mesures concernant l’alcool et le téléphone au volant, il est donc  impératif de prendre des mesures concernant la vitesse de circulation des usagers de la route.

Limiter la vitesse en agglomération

Le code de la route fixe la limitation de vitesse à 50km/h en agglomération. Toutefois cette limite peut soit être relevée à 70km/h pour les sections avec un faible taux de traversées de piétons soit être abaissée à 30km/h dans certains quartiers résidentiels et aux abords des écoles. Ces modifications de la limite générale sont indiquées par des panneaux de signalisation routière.

Pour faciliter le respect de la limitation de vitesse, des ralentisseurs accompagnent souvent ces changements. Les deux plus anciens dispositifs sont le dos d’âne et le ralentisseur de type trapézoïdal. Le premier, également appelé « gendarme couché », a une forme arrondie et couvre toute la largeur de la chaussée. Le second, comme son nom l’indique, revêt une forme trapézoïdale et se compose de deux parties en pente, appelées rampants, et d’un plateau surélevé.

L’installation de ces deux types de ralentisseur doit respecter certaines normes comme le fait qu’un ralentisseur de type trapézoïdale doit impérativement comporter un passage pour piétons tandis qu’il est interdit d’en implanter un sur un dos d’âne. Enfin, leur installation doit obligatoirement respecter la norme Afnor NF P 98-300 de juin 1994. Parmi toutes les dispositions qu’elle édicte nous retiendront les suivantes :

  • La hauteur maximale autorisée est de 10 centimètres ;
  • La haute visibilité est impérative, en particulier la nuit : ils doivent donc être accompagnés de bandes réfléchissantes ;
  • La perpendicularité à la chaussée.

Le coussin berlinois, le nouveau casse vitesse

Une nouvelle forme de ralentisseur, un peu plus récente, est soumise à une règlementation plus flexible : il s’agit du coussin berlinois. Ce dispositif présente l’avantage de ne pas couvrir l’intégralité de la chaussée, ce qui évite de gêner les motos, les cyclistes, les poids-lourds et les transports en commun (les autobus étant suffisamment larges pour rouler dessus sans que leurs roues n’entrent en contact avec les coussins). En revanche les automobilistes devront avoir soit les roues gauches soit les roues droites sur la partie surélevée.

Là encore une signalisation réglementaire doit être installée afin de prévenir les usagers de la présence du dispositif. L’espacement entre le trottoir et le coussin berlinois doit entre autres respecter une distance variant de 70 centimètres à 1,20 mètre et l’espacement entre les deux coussins opposés ne peut excéder le mètre.

Les coussins berlinois sont généralement fabriqués en caoutchouc vulcanisé et sont amovibles. Leur installation est assez facile et ils sont maintenus à l’aide d’un tire-fond et de chevilles (généralement livrés dans le kit de fixation). Certains modèles bénéficient également d’un traitement anti-UV afin d’être plus résistant et de durer.

D’autres aménagements de sécurité routière

Il est souvent reproché à ces ralentisseurs de forcer une utilisation des freins et une usure des amortisseurs alors que certains conducteurs respectent les limitations de vitesse. C’est en réponse à cette problématique qu’est née une nouvelle forme de ralentisseur encore peu connue : le dos d’âne intelligent. Grâce à plusieurs capteurs, le dos d’âne se rétracte ou se dresse en fonction de la vitesse des véhicules à son approche.

D’autres aménagements urbains peuvent également contribuer à une régulation de la vitesse. L’installation d’une écluse par exemple afin d’obtenir un rétrécissement de la chaussée et d’imposer ainsi une circulation alternée ou encore l’insertion d’une chicane qui est une déformation de la route obligeant le conducteur à lever le pied à cause des virages serrés.

Enfin, les municipalités acceptent le fait que les signalisations et les ralentisseurs doivent s’accompagner d’autres mesures afin de protéger tous les usagers de la route. Il n’est ainsi pas rare de trouver des séparateurs de voies dans les quartiers résidentiels afin de délimiter la chaussée des pistes cyclables ou d’une zone piétonne.